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Posté le 26 Oct, 2016 dans Actus, Les derniers articles, Troubles alimentaires

1 Adulte sur 2 est en surpoids en France

1 Adulte sur 2 est en surpoids en France

 

Près d’un Français sur deux de plus de 30 ans est concerné par l’obésité. C’est ce que révèlent les premiers résultats d’une étude menée conjointement par l’Inserm(1) et la CNAMTs(2). L’analyse des données de près de 30 000 personnes âgées de 30 à 69 ans en 2013, participants à la cohorte Constances, indiquent que près d’un Français sur 2 serait en situation de surpoids.

La cohorte Constances est un dispositif de recherche unique en France lancé en 2012 après une phase pilote en 2009. Aujourd’hui Constances rassemble les données relatives à la santé de plus de 110 000 volontaires de 18 à 69 ans. Les volontaires, affiliés au régime général de l’Assurance Maladie, sont tirés au sort. Tous les 5 ans, ils sont invités à passer un examen de santé dans un des 22 centres d’examens de santé (CES) de l’Assurance Maladie répartis sur 20 départements et répondent à une question tous les ans. L’objectif est d’inclure 200 000 personnes volontaires. Ces données confirment les tendances observées dans l’enquête Obépi lancée en 2012 où les participants sont interrogés par téléphone sur la mesure de leur tour de taille et leur poids.

L’obésité globale, définie par un IMC > 30 kg/m² avoisinerait les 16 %, tandis que l’obésité abdominale caractérisée par un tour de taille 94 cm chez les hommes (% 41,6 des cas) et 80 cm chez les femmes (48,5% des cas), s’avère plus fréquente. En effet, des travaux scientifiques ont montré que l’utilisation du seul IMC comme jauge de bonne santé peut conduire à sous-estimer les risques d’affections cardiovasculaires ou métaboliques, et que les bourrelets aux hanches sont aussi à considérer.

Le poids des inégalités

L’étude de la cohorte Constances révèle que 56,8 % des hommes souffrent d’une surcharge pondérale contre 40,9 % des femmes. Cette différence s’explique par un facteur « culturel » selon l’hypothèse des chercheurs. L’image sociale d’un homme « rondouillard » serait plus admise comparée à celle d’une femme « grassouillette ».

Un autre fait marquant tiré de cette étude concerne le taux d’obésité des seniors : une personne âgée sur cinq serait concernée par des problèmes liés au surpoids.

Les chercheurs ont également mis en évidence une relation entre obésité et niveau socio-économique : «  on dénombre un peu plus de 30 % d’obésité parmi les femmes ayant un revenu mensuel < à 450 euros alors que le pourcentage chute à 7 % parmi celles qui disposent d’au moins 4200 euros » expliquent les chercheurs. Les familles les plus démunies ne disposent pas de revenus suffisant leur permettant d’avoir une alimentation variée et de bonne qualité, généralement plus coûteuse. Par ailleurs, la difficulté d’accès aux clubs sportifs favorise la sédentarité de ces familles, ces deux éléments expliquent en partie ce phénomène, bien que d’autres facteurs comme le stress, l’exposition à des polluants ou la prédisposition génétique peuvent également entrer en ligne de compte.

La prévalence du surpoids dans les quatre coins de l’Hexagone révèle aussi des disparités régionales . Dans la région Nord la prévalence du surpoids atteint un taux de 25,6 % contre 10,7 % pour la région parisienne. Ces résultats sont en corrélation directe avec le niveau de développement économique et de richesse de chaque territoire.

La France est donc réellement concernée par ce fléau qui touche 1,4 milliard de personnes de 20 ans et plus dans le monde, selon l’OMS . D’ici 2030 le nombre de personnes en surpoids devrait atteindre 3,3 milliards.

(1)Institut nationale de la santé et de la recherche médicale

(2)Caisse nationale d’assurance maladie des travailleurs salariés

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