Pages Menu
logo_sihat
Menu

Posté le 29 Sep, 2016 dans Actus, Les derniers articles

Grossesse tardive les risques et les complications connaître

Grossesse tardive les risques et les complications connaître

 

La grossesse est un phénomène unique dont toutes les femmes aspirent à connaître au moins une fois dans sa vie, cependant l’âge de la maternité ne cesse de reculer aux États-Unis et en Europe. Selon un récent rapport de l’Insee(1) , 41 000 nouveau-nés ont une mère de 40 ans ou plus, soit 5,1 % d’entre eux en 2015.

Un nouveau-né sur vingt a une mère de 40 ans ou plus

Aujourd’hui, la tendance à avoir son premier bébé à partir de la quarantaine est de plus plus présente malgré un taux de fertilité très faible. En 2014, 26,4 % des naissances de mères de 40 ans ou plus sont des premières naissances, 29,3 % des deuxièmes naissances et 44,3 % des troisièmes naissances ou plus. Néanmoins la proportion de premières naissances parmi les naissances tardives reste minoritaire.

En outre, 17 % des nouveau-nés de 2015 ont un père de 40 ans ou plus précise également l’Insee. 30 000 bébés nés en 2015 ont leurs deux parents âgés de 40 ans ou plus, soit 3,8 % de l’ensemble des nouveau-nés de l’année, ce qui montre que le changement sociétal est bien en marche.

Les raisons de ce boom de naissances chez les femmes de 40 ans ou plus

L’augmentation de la part des maternités tardives est entièrement due au décalage de la naissance du premier enfant : de plus en plus souvent, ces naissances tardives sont ainsi des premières naissances.

La possibilité d’une grossesse tardive s’est surtout accrue grâce à l’avancée des programmes de procréation assistée. Elle a aussi augmenté depuis la Loi de la bio éthique adoptée en 2004, qui par la même occasion a ouvert la voie à une tout autre forme de procréation : le tourisme procréatif ou la procréation médicalement assistée (PMA) dans un autre pays.

En effet, rares sont les centres de PMA en France qui acceptent de faire bénéficier de cette loi aux femmes âgées de plus de 40 ans. Celles qui souhaitent tomber enceinte et qui ont les moyens financiers pour le faire optent donc pour la procréation médicalement assistée dans un autre pays. La PMA est autorisée jusqu’à 50 ans en Espagne, en Belgique ou en Grèce.

Les risques pour la maman

Les pathologies liées à l’âge sont souvent accentuées par la grossesse c’est ce qui rend les futures mamans de plus de 40 ans plus vulnérables que les autres.

Les femmes de 40 ans ou plus atteintes d’une maladie chronique nécessiteront un suivi très particulier durant leur grossesse afin d’assurer le bon déroulement de la gestation et de l’accouchement. D’éventuelles complications gynécologiques comme les fibromes peuvent troubler la gestation. Une grossesse tardive expose particulièrement la femme au diabète gestationnel et à l’hypertension, ainsi qu’à la pré éclampsie, aux problèmes de thyroïdes, aux troubles cardiaques, et paradoxalement à une baisse de la fertilité… Car le risque de ne plus tomber enceinte est, de ce fait, plus élevé.

Au cours de l’accouchement certains problèmes peuvent survenir, les cas de grossesse tardive présentent un taux de mortalité maternel assez élevé, bien que ce taux ait considérablement diminué depuis ces dernières années. Les risques d’hémorragies lors de la délivrance sont doublés, et le travail est généralement plus long.

Des risques supplémentaires par rapport aux complications habituelles rencontrées durant la gestion peuvent survenir. Parmi ces risques, on peut citer l’insertion basse du placenta ou placenta praevia, la toxémie gravidique ou complication rénale liée à la grossesse, mais aussi le décollement prématuré du placenta entraînant une fausse couche. Si néanmoins le fœtus arrive à se développer normalement dans le ventre de la mère, le problème peut survenir en fin de la grossesse. En effet le risque d’accoucher prématurément son enfant est très élevé pour une mère de plus de 40 ans.

Les risques pour le bébé

Les nouveaux-nés issus d’une grossesse tardive sont plus exposés à une anomalie chromosomique du fait de la faible qualité des ovaires de la maman âgée de plus de 40 ans au moment de la conception. Ainsi, le risque de trisomie 21 s’amplifie avec l’âge de la maman, il est estimé à 1/110 chez les personnes de plus de 40 ans, contre 1/1500 chez les plus de 20 ans.

Dans d’autres cas, les fœtus ne sont pas viables, le risque de mort in utero est plus élevé et cela aboutit à une fausse couche. Les risques de malformation cardiaque du fœtus ne présentent pas plus de risque que chez une femme plus jeune.

(1) Institut National de la Statistique et des Etudes Economiques

Pin It on Pinterest

Shares
Share This

bulletin Sihatmagazine

 

Si vous voulez vous tenir informé(e) de l’actualité de sihatmagazine a, abonnez-vous à notre newsletter.

Félicitation pour votre inscription.