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Posté le 1 Avr, 2017 dans Actus

Perturbateurs endocriniens : comment les éviter ?

Perturbateurs endocriniens : comment les éviter ?

 Substances chimiques d’origine naturelle ou issues de l’activité humaine, les perturbateurs endocriniens soulèvent plusieurs questions quant à leur dangerosité pour l’organisme. Présents dans l’eau, l’alimentation, l’utilisation de cosmétiques et même dans l’air, il est devenu presque impossible de leur échapper totalement. Toutefois, des gestes simples permettent de limiter voire d’éliminer certains d’entre eux.

 

Quels dangers représentent les perturbateurs endocriniens pour la santé ?

Les perturbateurs endocriniens pénètrent dans l’organisme soit par inhalation soit par un simple contact avec la peau. Une fois dans l’organisme, ils interfèrent avec le système endocrinien (glandes endocrines qui sécrètent les hormones) entraînant ainsi des effets néfastes sur l’individu voire sur ses descendants.

Ces substances peuvent interférer avec « la production, la sécrétion, le transport, le métabolisme, la liaison, l’action ou l’élimination des hormones naturelles » selon L. Multigner médecin épidémiologiste à l’Inserm.

Mode d’action des perturbateurs endocriniens

  • Effet mimétique d’une hormone naturelle

    Certains perturbateurs endocriniens comme le bisphénol A ou BPA que l’on retrouve encore dans les boîtes de conserves, les canettes, ou dans les plastiques non alimentaires sont capables d’imiter l’action des œstrogènes et d’interagir avec leurs récepteurs. C’est ce qui pourrait expliquer l’apparition de puberté précoce chez les jeunes filles.

  • Effet de blocage des récepteurs d’une hormone naturelle

    En se liant aux récepteurs hormonaux, ils empêchent la transmission de signaux. L’action des récepteurs est donc bloquée sous l’effet antagoniste des perturbateurs endocriniens. Les pesticides et les alkyphénols agissent de la sorte ils sont en partie responsables des problèmes de fertilité.

  • Effet perturbateur sur la production ou la régulation des hormones

    En gênant ou en bloquant le mécanisme de production ou de régulation des hormones ou de leurs récepteurs, les perturbateurs endocriniens modifient la concentration d’hormones présentes dans l’organisme. Les phtalates très présents dans les matières plastiques et dans les cosmétiques agissent ainsi et ils ont un effet néfaste sur le système reproducteur masculin.

C’est donc en interagissant avec le système hormonal et notamment avec le métabolisme et les fonctions reproductrices, que les perturbateurs endocriniens peuvent engendrer des effets nocifs sur un organisme ou sur ses descendants. Beaucoup sont suspectés d’être à l’origine de certains cancers, comme les phtalates. Mais d’autres peuvent être responsables de malformations génitales, de maladies neurodégénératives, d’infertilité et d’obésité, comme le bisphénol A.

Le danger vient principalement d’une utilisation répétée à des petites doses.

Pour ces raisons, les femmes enceintes et les enfants doivent éviter le plus possible de s’y exposer.

Comment éviter les perturbateurs endocriniens ?

Si échapper à ces composés chimiques indésirables relève de la gageure, réduire l’exposition de l’organisme à ces substances suggère de nouvelles habitudes de consommation accessibles à tous.

1- Pour les produits d’hygiène et cosmétiques 

La plupart des cosmétiques sont connus pour présenter une forte concentration de substances chimiques nocives, dont les phtalates. Parfums, vernis à ongle, crèmes, déodorants et laques sont à utiliser avec parcimonie. Adoptez de préférence des produits dont le label garantit l’absence de phtalates. Pour cela, les cosmétiques bio sont une solution tout indiquée. Si un doute subsiste, consultez attentivement la liste INCI indiquée sur l’emballage. Savons et dentifrices ne sont pas en reste et peuvent eux aussi contenir des ingrédients indésirables. Privilégiez des produits 100 % d’origine naturelle végétale et évitez les dentifrices contenant du triclosan (antibactérien synthétique qui a une influence sur le fonctionnement de la thyroïde et qui forme des résidus cancérigènes accumulables dans l’organisme).

2- Pour les emballages de produits alimentaires

L’alimentation est une source majeure de contact avec des perturbateurs endocriniens comme le bisphénol A. De fait, emballages en polycarbonates (plastique n°7), boîtes de conserves, canettes et vaisselle en plastique sont à éviter. Préférez-leur des bouteilles en verre et de la vaisselle classique.

3- Dans la maison

C’est un fait, les perturbateurs endocriniens peuvent s’incruster jusque dans votre salon. Méfiez-vous des objets ayant pu être traités avec des composés perfluorés et privilégiez peintures et enduits naturels. Et pour le ménage ? Oubliez les détergents nocifs et les désodorisants issus de la pétrochimie pour adopter des solutions naturelles : vinaigre blanc, jus de citron, bicarbonate de soude et cire d’abeille font très bien l’affaire.

4- Pour les enfants

Les plus jeunes sont particulièrement exposés aux perturbateurs endocriniens contenus dans leurs jouets. Il est important de noter que les jouets en plastique rigides contiennent nettement moins de phtalates que d’autres en plastique flexible. Proposez à vos enfants des jouets en bois brut sans vernis et des peluches en tissu et coton biologiques. Pas facile à trouver ? Varier leurs modes de jeux demeure toutefois une solution sûre et non moins divertissante.

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